Cette page porte sur le serveur physique installé dans vos locaux. Avant d'en demander un, confirmez le besoin : certains usages peuvent passer par un serveur hébergé chez un fournisseur infonuagique, décrit dans la page Serveur infonuagique. Les noms de produits cités servent uniquement à décrire le besoin ; Courtier TI n'est pas affilié à leurs fabricants.
Réponse courte
Vous décrivez les logiciels, les utilisateurs et les données que le serveur doit héberger : votre demande est analysée par l'équipe Courtier TI puis confiée à l'entreprise de services TI qui préparera votre soumission et fournira le serveur. La configuration, les sauvegardes et l'installation sont établies avec vous.
Ce que la soumission devrait couvrir
- L'analyse du besoin : logiciels hébergés, nombre d'utilisateurs, volume de données
- La configuration du serveur : processeurs, mémoire, stockage et redondance
- Les licences du système d'exploitation et les licences d'accès des utilisateurs
- La solution de sauvegarde et les essais de restauration
- L'onduleur et les conditions d'installation dans vos locaux
- La garantie du fabricant et le niveau de service sur place
- La migration des données de l'ancien serveur et l'effacement de ses disques
Confirmer le besoin réel
Décrivez ce que le serveur doit faire plutôt que la machine souhaitée : quels logiciels il héberge, combien de personnes s'y connectent, quel volume de données il conserve et comment ce volume évolue. Indiquez si un éditeur de logiciel exige une installation dans vos locaux, et joignez ses exigences techniques si vous les avez.
Précisez aussi ce qui se passe si le serveur s'arrête : quels employés ne peuvent plus travailler, et pendant combien de temps l'entreprise peut s'en passer. Ces réponses orientent la redondance, les sauvegardes et le niveau de service à demander. Si une partie des usages peut aller dans le nuage, la page Serveur infonuagique décrit cette option.
Stockage et redondance
Indiquez le volume de données actuel, sa croissance prévue et le type de fichiers (documents, plans, photos, vidéos, base de données). Demandez dans la soumission quels composants sont redondants (disques, alimentations, connexions réseau), ce que cette redondance protège et ce qu'elle ne protège pas, et comment les données sont sauvegardées en plus.
Sauvegardes et restauration
Les contrôles de cybersécurité de base pour les petites et moyennes organisations du Centre canadien pour la cybersécurité demandent de sauvegarder les systèmes qui contiennent des renseignements organisationnels essentiels et de s'assurer que des mécanismes de reprise permettent de les restaurer à partir des copies. Le Centre recommande aussi d'envisager des copies hors ligne et hors site, et d'entreposer les copies chiffrées dans un endroit sûr dont l'accès est limité (BC.7.1 et BC.7.2).
Faites préciser dans la soumission ce qui est sauvegardé, où vont les copies, qui vérifie qu'elles fonctionnent et à quelle fréquence une restauration est essayée. La page Sauvegarde de données détaille ces questions.
Licences du serveur
Le serveur lui-même n'est qu'une partie du coût total : il faut aussi des licences. Pour Windows Server 2025, le guide de licences de Windows Server 2025 (en anglais) de Microsoft indique que les éditions Standard et Datacenter se licencient par cœur : tous les cœurs physiques du serveur doivent être couverts, sous réserve d'un minimum par processeur et par serveur. Chaque utilisateur ou appareil qui accède au serveur requiert aussi une licence d'accès client (CAL), et l'accès à certaines fonctions avancées, comme le Bureau à distance, demande une licence d'accès additionnelle.
Indiquez donc le nombre d'utilisateurs et d'appareils qui se connecteront, et si des employés doivent ouvrir une session à distance sur le serveur. D'autres logiciels hébergés, comme une base de données, peuvent avoir leurs propres règles de licence : faites-les préciser dans la soumission.
Installation, alimentation et environnement
Décrivez l'endroit où le serveur sera installé : salle dédiée, armoire réseau ou bureau, ventilation, accès contrôlé. Précisez si vous voulez un onduleur pour que le serveur s'arrête proprement lors d'une panne de courant, et si d'autres appareils doivent y être branchés. Demandez aussi qui surveille l'état du serveur après l'installation ; la page Surveillance proactive décrit ce service.
Garantie du fabricant et fin de vie
La garantie du fabricant d'un serveur varie selon le modèle et les options retenues, notamment le mode de service sur place. Faites préciser sa durée, ce qu'elle couvre et ce qu'il advient d'un disque défectueux remplacé, puisqu'il peut contenir des données de l'entreprise. Demandez aussi jusqu'à quand le fabricant prévoit fournir des mises à jour pour le modèle proposé : le Centre demande d'évaluer s'il faut remplacer le matériel qui ne permet pas l'application automatique des mises à jour (BC.2.2).
Selon la publication ITSAP.40.006 du Centre canadien pour la cybersécurité, supprimer des fichiers ne suffit pas : les données restent récupérables. Une réinitialisation aux paramètres d'usine les rend inaccessibles par l'interface de l'appareil, mais ne les supprime pas vraiment. Le Centre décrit d'autres méthodes : la réécriture et l'effacement sécurisé, l'effacement cryptographique, qui convient lorsque le chiffrement a été utilisé dès le début du cycle de vie du support, et la démagnétisation, qui ne fonctionne pas sur les disques SSD. Pour des données hautement sensibles, il recommande de combiner l'effacement à la destruction physique. Les disques d'un ancien serveur sont visés au même titre que ceux d'un ordinateur.
Si les appareils contiennent des renseignements personnels, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé prévoit que, lorsque les fins de leur collecte ou de leur utilisation sont accomplies, l'entreprise doit les détruire ou les anonymiser, sous réserve d'un délai de conservation prévu par une loi (art. 23). La soumission devrait préciser la méthode d'effacement, qui s'en charge et quel document vous est remis.
Ce qu'il faut préciser dans votre demande
- Les logiciels à héberger et leurs exigences connues
- Le nombre d'utilisateurs et d'appareils qui se connecteront
- Le volume de données et sa croissance prévue
- La tolérance à un arrêt du serveur
- L'endroit prévu pour l'installation et l'alimentation disponible
- L'ancien serveur à remplacer, s'il y en a un
Vous pouvez ensuite décrire votre projet : l'équipe communique avec vous pour préciser votre besoin et vous remettre une soumission.
Questions fréquentes
Serveur local ou serveur infonuagique : comment décider ?
Partez des logiciels et des contraintes : un logiciel qui doit être installé dans vos locaux, un volume de données important ou une connexion Internet limitée peuvent orienter vers un serveur local. La page Serveur infonuagique décrit l'autre option, et une même demande peut porter sur les deux.
Quelles licences faut-il pour un serveur Windows ?
Selon le guide de licences de Windows Server 2025 (en anglais) de Microsoft, Windows Server 2025 Standard et Datacenter se licencient par cœur physique, et chaque utilisateur ou appareil qui accède au serveur requiert une licence d'accès client (CAL). Le Bureau à distance demande une licence d'accès additionnelle.
La sauvegarde fait-elle partie de la soumission ?
Elle devrait. Le Centre canadien pour la cybersécurité demande de sauvegarder les systèmes qui contiennent des renseignements essentiels et de s'assurer qu'ils peuvent être restaurés (BC.7.1). Faites préciser la solution, l'emplacement des copies et les essais de restauration.
Faut-il un onduleur ?
Indiquez dans la demande si le serveur doit pouvoir s'arrêter proprement lors d'une panne de courant et quels autres appareils doivent rester alimentés. L'entreprise de services TI peut alors inclure l'onduleur dans la soumission.
Que faire des disques de l'ancien serveur ?
Les effacer avant de s'en départir. Selon la publication ITSAP.40.006 du Centre canadien pour la cybersécurité, supprimer des fichiers ou réinitialiser un appareil ne suffit pas ; pour des données hautement sensibles, le Centre recommande de combiner l'effacement à la destruction physique.